oppositesLa partie de moi qui “n’existe pas” est transportée par mon “esprit”, puisque ce dernier “n’existe pas” de façon empirique à l’intérieur de “l’univers observable”. Est-ce que l’on peut quantifier où localiser l’esprit dans le monde matériel? La réponse évidente est que non. La partie de moi qui “existe” par contre, est celle qui est transporté par mon corps physique, puisque ce dernier “existe” de façon empirique à l’intérieur de “l’univers observable”. Est-ce que l’on peut quantifier où localiser le “corps physique” dans le monde matériel? La réponse évidente est que oui.

Ces deux parties, soit la partie “visible” – le physique – et la partie “invisible” – l’esprit -, participent CONJOINTEMENT et SIMULTANÉMENT à la CRÉATION de l’univers observable qui nous entoure. L’acte de créer, vue selon une perspective de “cause-à-effet” ou systémique, prend d’abord son origine dans la demeure “invisible” de l’existence, soit le monde “spirituel/esprit”, et se transmet/transpose naturellement vers le monde “matériel/physique” par l’entremise du “corps physique” – soit l’endroit exact où l’invisible – l’antimatière – rencontre le visible – la matière. Ce point de rencontre entre le visible et l’invisible, créé le corps matériel à travers lequel s’exprime les mouvements engendrés par l’expression de ces 2 oppositions.

Mais la réalité est que l’un ne vient pas avant l’autre, où plutôt que “l’invisible” ne vient pas “avant” le “visible”, puisque les 2 sont mutuellement joint et ne peuvent en aucun temps être dissocié l’un de l’autre, simplement puisque “l’un” – l’invisible – permet “l’autre” – le visible et que puisque l’un « EST » de façon éternelle – soit l’invisible – l’autre l’est également. Dès que l’un est “nommé”, l’aspect de lui-même qui l’oppose se voit automatiquement relégué aux “oubliettes”, afin de permettre l’avènement de “l’un” qui “l’oppose”.

Contrairement à ce qui est perçu, ce n’Est pas parce que nous percevons qu’un seul coté de la manifestation des choses que “l’envers” de ces dites choses disparait instantanément. Autrement dit, ce n’Est pas parce que nous percevons la partie  illuminé d’un objet que son ombre disparait. L’ombre – ce qui oppose une “chose” nommé ou défini par la raison – est indissociable de la chose/définition/nom qu’elle permet de composer et se retrouve toujours de « l’autre côté » de la « face » de la chose que nous observons. Sans l’ombre, il n’y a pas de côté illuminé – tout comme sans “ombre”, ou partie “cachée”, il n’y a pas de “partie dévoilée”, ou de “choses visibles”, “nommées” ou “définies”.

L’ombre véritable des choses est ce qui est reléguées aux oubliettes, soit ce qui ne peut absolument pas être “dévoilé”, puisque dès lors que “l’ombre” se “dévoile”, elle n’est alors donc plus dans “l’ombre” ou les “oubliettes” et perd donc instantanément de sa qualité étant nécessaire à la création des choses, soit sa qualité intrinsèque d’être à jamais dans “l’ombre”.

 

Ainsi, donc, la raison pour laquelle ces 2 aspects de toutes choses se DOIVENT d’exister de façon simultanée, soit que l’aspect qui est “visible” et l’aspect qui est “invisible” se doivent de s’exprimer mutuellement et ce au même moment – est que l’un permet l’autre et que dès lors que l’un s’exprime, l’autre s’exprime également mais dans un sens qui est et demeurera à jamais « invisible » à l’un qui l’oppose. Ceci est dû au fait que l’envers d’une chose est toujours son « absence totale ». Dès qu’une chose est nommée, elle appartient instantanément au domaine de « ce qui est », soit ce qui n’est pas absent, et se voit donc simultanément extraite du domaine de « ce qui n’est pas », soit ce qui est absent. Par exemple, lorsqu’une personne exprime de la « joie » dans un moment donné, la « tristesse » qui l’oppose sera manifestée instantanément dans  l’aspect « inconscient » de cette personne, puisque c’est invariablement le « contraste » entre les 2 qui permet à l’autre d’être « exprimé » ou d’exister. Le contraste original est et sera toujours celui qui existe entre « ce qui est » – ou la matière – et ce qui « n’est pas » – ou l’antimatière, donc, tout ce qui est rendu visible appartient au domaine de « ce qui est », alors que tout ce qui demeure invisible appartient au domaine de « ce qui n’est pas ».

L’invisible sera toujours et à jamais caché de toutes les découvertes faites par l’homme, puisque dès l’ors qu’une découverte sera effectuée en relation à l’origine de toutes choses, cette “découverte” exprimera un aspect de “l’invisible” qui sera soudainement rendu “visible” et que, pour cette simple raison, l’essence même de ce qui est “invisible” demeurera insaisissable, puisque dès l’ors qu’on croit le saisir avec une nouvelle définition des choses, son essence nous échappe puisque ne pouvant jamais être saisis à l’intérieur d’une définition quelconque, puisqu’une définition enlève tout de ce qu’elle tente de saisir, soit le « non-définissable ». Puisque ce qui est saisissable – la matière – est éternellement présente autour de nous en tant que formes matérielle, l’insaisissable l’est également et mutuellement puisque ce dernier PERMET l’existence de la matière qui l’oppose – et vice-versa. Sans l’un, il ne peut y avoir l’autre et que puisque l’un existe de façon éternelle – le rien – l’autre existe simultanément – le tout – mais de façon temporelle à l’intérieur de l’éternité.